Voilà, en quelques dizaines d’images, deux ans de travail obsessionnel autour de quelques thèmes, d’une poignée de signes, presque des hiéroglyphes, deux ans de lutte contre les références pour les réduire à leur plus simple expression, afin de leur laisser leur lisibilité tout en empêchant qu’elles occultent le travail et sa raison d’être. 

  

 Le dessin est fragile, l’aquarelle souvent impalpable. Il ne faut pas les charger du poids des intentions, du fardeau de l’histoire de l’art et de la pression des mémoires culturelles. Tant pis si le but se dérobe, il restera toujours l’ombre de ce que l’on n’a pas mis, la trace de ce que l’on a enlevé, une odeur de réminiscence.
  

  Et cet improbable hautement improbable : revenir à soi dessin après dessin, aquarelle après aquarelle sans savoir quand tout cela s’arrêtera.
 

tous droits réservés Y.Z.2020 Yassine Zaiat

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